Une dernière chose avant de partir – Jonathan Tropper

Une dernière chose avant de partir de Jonathan Tropper

one last thing before i goBroché : 333 pages
Éditeur : Fleuve Noir (7 mai 2013)
Langue : Français

ISBN-10 : 226509739X
ISBN-13 : 978-2265097391

Prix éditeur : 19,90€

Résumé : 

Drew Silver n’a pas toujours fait les bons choix. Sa gloire éphémère de batteur dans un groupe de rock – qu’un seul et unique tube a propulsé brièvement aux sommets des charts – remonte à près de dix ans. Aujourd’hui, il vit au Versailles, une résidence qui accueille des divorcés un peu paumés, comme lui. Pour gagner sa vie, il a intégré un orchestre spécialisé dans les cérémonies de mariages. Son ex-femme, Denise, est sur le point de se remarier. Et Casey, sa fille qui s’apprête à intégrer Princeton, vient de lui confier qu’elle est enceinte – et ce uniquement parce que de ses deux parents, Silver est celui qu’elle répugne le moins à décevoir.

Lorsqu’il apprend que sa vie ne tient plus qu’à un fil et que seule une opération peut le sauver, Silver prend une décision radicale : il refuse l’intervention. Le peu de temps qui lui reste à vivre, il veut le consacrer à renouer avec Casey, à devenir un homme meilleur. Pendant que, sous le regard de sa famille au comble de l’exaspération, Silver bataille ferme avec cette question existentielle, chacun se démène pour recoller les morceaux de cette famille désunie, au risque de l’abîmer davantage encore…

Mon avis :

Drew Silver se voit comme un loser. Rock star d’un jour, divorcé et mauvais père de famille, sa vie bascule le jour où il fait un malaise et apprend qu’il a une artère déchirée. Refusant de se faire opérer, il décide malgré tout d’essayer de regagner sa vie pendant le peu de temps qu’il lui reste et dresse une liste : être un bon père, tomber amoureux, mourir mais surtout devenir un meilleur homme.

Ce roman n’est pas un livre comme les autres. Vous y découvrirez l’histoire d’un homme que l’espoir a abandonné jusqu’au jour où il apprendra qu’il doit mourir et qui sera le déclic pour qu’il décide de reprendre sa vie en main. Mais son parcours sera long, difficile et semé d’embuches. Surtout vu la manière qu’il a de gâcher sa vie et peut être aussi celle de ceux qu’ils aiment.

« Si c’est le cas, tu pourras rentrer chez toi en sachant que tu as essayé. » 

Jonathan Tropper nous offre ici l’occasion de découvrir un roman à la fois cinglant et émouvant. La vie n’a pas épargné son personnage qui a la langue acérée et qui semble amer face à la vie. Pourtant, quand la fille de ce dernier vient le voir en lui annonçant qu’elle est enceinte, il ne peut s’empêcher de s’émouvoir, de s’inquiéter pour sa fille même s’il ne le montre pas forcément. C’est ainsi que tout le long du livre nous suivrons un homme brisé qui refuse de se faire opérer par peur de vivre encore 40 ou 50 ans comme il l’a fait ces 10 dernières années et peu importe que les gens trouvent ça égoïste, sa décision est prise.

Mais les événements que celui-ci traversera lui montreront à quel point il est toujours possible de se racheter. De fil en aiguille, il découvrira les petits plaisirs simples de la vie même si cela passera par beaucoup de douleur pour certains personnages. En cela, l’auteur frappe fort : il vous prouve que la vie n’est pas facile tout en vous montrant que l’on peut être heureux avec très peu de choses. Mais plus encore, il vous prouve que quoiqu’il arrive, l’espoir demeure toujours et que si vous n’essayez pas, vous le regretterez toute votre vie parce qu’il n’en coûte rien à personne d’essayer et d’avoir de l’espoir.  

« Tu ne peux pas laisser ton erreur te pourrir la vie. Tu l’as payée pendant assez longtemps. » 

Ce roman est aussi quelque chose de très fort et qui attache une grande importance à l’humanité des personnages. Même si chacun souffre des douleurs de la vie, il ne s’agit jamais de quelque chose d’insurmontable ou qui pourrait les briser. Chaque épreuve qu’ils vivent est là pour les rendre plus fort et ne fait que les rendre plus attachant au lecteur. C’est un roman avant tout humain et aussi un roman qui ne vous laissera pas de marbre mais qui, au contraire, vous émouvra et vous touchera en pleine cœur.

Mais c’est surtout le personnage de Silver qui vous saura le plus vous conquérir. Personnage central de l’histoire, ses erreurs semblent lui rappeler chaque jour qu’il est un raté. Et quand il comprend enfin qu’il ne peut pas laisser ses erreurs le détruire, il devient meilleur, devient un homme bon qui comprend enfin le sens de la vie mais surtout qu’une erreur peut toujours se rattraper. Vous tombez, vous vous relevez et vous devenez plus fort, voilà ce que Silver comprend à travers tout ce qu’il vivra dans ce livre.

La fin est étonnante et on se demande véritablement ce qu’il arrivera à Silver, à sa fille, à son ex-femme qui s’est remariée mais surtout, on est heureux pour lui. Tout simplement parce qu’il a su retrouver l’espoir et une famille, qu’il n’est plus seul au monde comme il l’a été depuis des années. Et cette fin m’a énormément touché par sa beauté, par sa manière de finir sur quelque chose de bien et de positif pour ce héros qui a tant souffert de la vie.

En bref, Une dernière chose avant de partir n’est pas qu’un roman émouvant et à la plume acerbe, c’est aussi une belle leçon de vie sur l’espoir et qui vous rappelle à quel point il est précieux. Je ne peux que vous conseiller de le lire parce que la plume de l’auteur et l’histoire qu’il nous livre ici en vaut véritablement la peine.

Se Lit Très bien

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Métamorphose en bord de ciel – Mathias Malzieu

Métamorphose en bord de ciel – Mathias Malzieu

front_coverRelié : 190 pages
Éditeur : Flammarion (16 mars 2011)
Langue : Français
Collection : Littérature Française

ISBN-10 : 2081258897
ISBN-13 : 978-2081258891

Prix éditeur : 23€50

Résumé : 

Tom Cloudman est sans conteste le plus mauvais cascadeur du monde. Ses performances de voltige involontairement comiques le propulsent au sommet de la gloire. Jusqu’à ce qu’un médecin qui le soigne pour une énième fracture décèle chez lui une maladie incurable. Commence alors pour Tom un long séjour hospitalier pour tenter de venir à bout de ce qu’il appelle " la Betterave ". Lors d’une de ses déambulations nocturnes dans les couloirs de l’hôpital, cet homme qui a toujours rêvé de voler rencontre une étrange créature, mi-femme mi-oiseau, qui lui propose le pacte suivant : " Je peux vous transformer en oiseau, ce qui vous sauverait, mais cela ne sera pas sans conséquences. Pour déclencher votre métamorphose vous devrez faire l’amour avec moi. De cette union naîtra peut-être un enfant. Un risque à accepter ". Dans la tradition de ses contes pour grands enfants, Mathias Malzieu nous raconte l’histoire merveilleuse d’un homme qui veut tuer la mort et tutoyer les cieux. Ce faisant il nous livre une réflexion rare sur le pouvoir de la vie, et de l’amour. Pour cette édition collector, il a invité des peintres et des plasticiens reconnus dans le monde entier à illustrer sa Métamorphose en bord de ciel.

Mon avis :

 

Ce roman, c’est plus qu’un coup de cœur, c’est un coup au cœur. Et il est difficile de dire ce que l’on ressent après une telle lecture. C’est étrange, c’est fascinant, c’est bizarre… Qualifiez ce livre comme vous le souhaitez, je trouve les histoires de Mathias Malzieu magnifiques et poétiques. Mais en même temps… Ce monsieur est une de mes idoles !

Métamorphose en bord de ciel nous compte donc l’histoire de Tom « Hématome » Cloudman, cascadeur casse-cou qui finira à l’hôpital à cause d’une tumeur et qui rêvera de liberté, de sauter à nouveau, de s’envoler…

« On vient de déposer le sablier du temps qu’il me reste à vivre entre mes mains. Un dé à coudre. Rien d’autre qu’un putain de dé à coudre. »

Course contre le temps, contre le vent mais aussi contre la vie, Métamorphose en bord de ciel aborde avec légèreté presque le sujet grave de la maladie. Quand ils ne vous restent plus d’espoir, plus rien à espérer mais tout à vivre, que feriez-vous pour vivre la sensation de voler une dernière fois ?

Légèreté de la douleur mais oppression de l’hôpital, Mathias Malzieu nous démontre une nouvelle fois qu’il est doué, qu’il sait manier les mots et amener le lecteur à éprouver tant de sentiments en même temps. Sa plume est peut être déroutante mais ô combien réaliste… Et le petit Victor, ce pauvre enfant atteint d’une maladie incurable qui voit en Tom un super-héros, ne vous laissera pas insensible.

Est-ce qu’il est possible de réellement rentrer dans cette histoire ? C’est difficile à dire. L’univers de Mathias Malzieu est vraiment particulier, unique au monde même. Si  vous entrez dans son monde, dans son conte, c’est comme si vous changiez d’univers et que tout devenait possible ; même devenir un oiseau.

Ce roman vous vend du rêve à sa manière. Non pas avec de jolies phrases ou de grandes envolées lyriques mais avec des plumes, de l’humour et de l’amour. Des plumes par centaines, blanches comme rouges qui réaliseront le rêve de notre cascadeur en herbe, si mauvais soit-il mais si heureux malgré tout.

Métamorphose en bord de ciel, c’est un roman dont il restera toujours difficile de parler parce qu’il vous touche en plein cœur et qu’il vous transporte ailleurs. Il vous rappelle ce que sont les choses simples de la vie : un sourire, des plumes, sortir le soleil et le vent caresser votre peau… Mais il vous rappelle aussi la chance que l’on a de vivre chaque jour pleinement alors que tant de malades n’ont plus cette chance.

Une belle leçon de vie dans un conte pour adultes magnifique. Mathias Malzieu ne cessera jamais de me surprendre, de m’émouvoir à travers ses mots qu’ils soient dans un roman ou dans sa musique. Et au final… Personne d’autre que lui ne peut écrire des choses si belles et si tristes en même temps.

Un petit mot sur les illustrations : 

Ce qui m’a fait craqué pour cette édition reliée qui est plus chère que son édition simple, ce sont les illustrations. Toutes aussi belles les unes que les autres elles illustrent merveilleusement l’univers de Mathias Malzieu et de son roman. Et elles offrent un véritable plus pour les yeux du lecteur qui voit apparaître les héros du roman qu’il lit… 

Coup de CoeurCoup de CoeurCoup de Coeur

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Pour un jour avec toi de Gayle Forman

Pour un jour avec toi de Gayle Forman

pour un jour avec toiBroché : 427 pages
Editeur : Kero (21 février 2013)
Langue : Français
ISBN-10 : 2366580290
ISBN-13 : 978-2366580297
Prix : 17€90

Résumé :

Allyson « Loulou » Healey, sage Américaine, rencontre Willem de Ruiter, acteur hollandais ténébreux lors d’une représentation théâtrale en Angleterre. Une étincelle se produit. Elle le suit alors à Paris où ils vont passer une journée inoubliable. Mais, le lendemain matin, quand elle se réveille, Willem a disparu. Allyson commence alors un long voyage afin de guérir de son premier chagrin d’amour, se libérer de ses chaînes et, un jour, retrouver l’amour.

Mon avis :

Premier roman de Gayle Forman et gros coup de cœur pour une auteure avec une plume en or. Voilà comment tout pourrait se résumer. Par une seule phrase qui correspondrait même à mon ressentit après ma lecture du Cirque des Rêves d’Erin Morgenstern il y a quelques mois.

Allyson est une jeune femme de 18 ans dont la vie est rythmée par des calendriers et des réveils. Du moins, jusqu’au jour où elle fait la rencontre de Willem. Et de l’amour. Mais est-il possible de tomber amoureux en une journée ? De vivre cette histoire et d’ensuite retourner à sa vie d’avant comme si rien n’avait eu lieu ?

Une histoire romantique sur la découverte de soi-même, sur le regard que l’on porte à son premier amour, sur la difficulté de s’en remettre. Un roman qui pose beaucoup de questions et qui vous touchera en plein cœur. 

« Il n’existe pas de carte postale de ce que j’ai sous les yeux. La vie. »

Gayle Forman a une écriture saisissante, une manière de vous parler comme si vous étiez sa meilleure amie mais surtout une façon majestueuse de vous toucher en plein cœur. Lire Pour un jour avec toi, ce n’est pas vous embarquer pour une énième lecture romantique très guimauve, non, c’est partir pour un voyage sur la découverte de la vie et de l’amour. Parce que ce sont des chemins difficiles, parce que la découverte de soi et de l’amour ça fait mal.

En lisant ce roman je me suis retrouvée dans le personnage d’Allyson. Elle ne sait pas se lâcher, vivre sa vie comme elle le voudrait et il faudra qu’elle rencontre Willem et qu’elle se créé le personne de Loulou pour s’en rendre compte. Cette relation la fera évoluer, la rendra plus forte tout en la rendant plus vulnérable. Elle vaincra ses peurs, fera ce dont elle a envie et deviendra elle-même. 

Un roman juste, qui vous fera écho, vous  saisira et vous entraînera dans un voyage sur la nature humaine

Mais Pour un jour avec toi n’est pas qu’un roman d’amour ou sur la découverte de soi-même, c’est aussi un roman qui vous prendra aux tripes et qui vous fera vous dire « Oh mais c’est moi ça ! ». C’est une histoire troublante et pourtant magnifique, une histoire à la fois difficile et si belle.

Qui n’a pas un jour été amoureux de quelqu’un sans vraiment le connaître ? Qui ne s’est jamais demandé s’il existait une différence entre être amoureux et tomber amoureux ? Ce roman nous touche tous, nous rappelle à tous une partie de nous-mêmes. Et personne ne peut rester indifférent à la détresse d’Allyson, à sa douleur.

Gayle Forman m’a conquise. M’a touché. M’a fait pleurer. Et m’a aussi rendu le goût de croire en la vie, de croire en les « accidents » qui m’ont fait faire tellement de belles rencontres. Gayle Forman à ce don : elle vous rassérène quand vous n’avez plus foi en quoique ce soit. J’ai vraiment hâte d’être en octobre pour lire l’histoire de Willem et retrouver ces deux personnages qui resteront dans mon cœur pour longtemps comme l’une des lectures qui m’aura le plus bouleversée.  

"Je pense que tu es du genre à trouver un billet par terre et à l’agiter en demandant si quelqu’un l’a perdu. Je pense que tu pleures au cinéma, même si le fil n’est pas triste, simplement parce que tu as le coeur tendre, bien que tu ne le montres pas. Je pense que tu fais des trucs qui t’effraient et que ça te rend plus courageuse que les accords à l’adrénaline qui sautent à l’élastique du haut des ponts."

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Timeville de Tim Sliders

Voilà un titre qui m’a tout de suite accroché avec sa couverture hypra rétro et un slogan assez accrocheur "Et si vous et votre famille vous réveilliez en 1980 ?" Bon, j’avoue, j’ai mal connu l’année 1980, bien que je sois déjà née à cette époque mais j’avais hâte de voir comment ce Tim Sliders allait s’en sortir ? Au fait qui est Tim Sliders ? Non pas un mec sorti tout droit d’un univers parallèle, quoique… mais un pseudonyme d’un scénariste écrivain franco-américain de renom. Ok, d’accord, bon bien, il ne reste plus qu’à vous livrer ma chronique de ce livre parut en novembre aux éditions Fleuve Noir.

Timeville de Tim Sliders

Timeville de Tim Sliders

  • Broché: 384 pages
  • Editeur : FLEUVE NOIR (15 novembre 2012)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2265094781
  • ISBN-13: 978-2265094789

Son résumé :

David Cartier fait partie de ce petit groupe de chefs étoilés parmi les plus réputés de la planète – même s’il est vrai que lorsqu’il apparaît dans la presse c’est beaucoup moins à ses fourneaux qu’au bras de ses conquêtes. Anna Cartier est une brillante chirurgienne qui élève Agathe, leur adolescente, et Tom leur petit garçon. Seule depuis que son mari David parcourt le monde pour ouvrir ses restaurants et qu’ils ont décidé de divorcer. Ce soir justement, David est venu signer les papiers du divorce. Il est resté dormir à la maison – sur le canapé – avant d’attraper un avion le lendemain pour New York. Mais lorsqu’il se réveille au matin, s’il reconnaît bien la maison dans laquelle il a vécu, il n’en reconnaît plus le décor et ne trouve plus son téléphone portable. Et il n’est pas au bout de ses surprises. Un hurlement provient de la chambre d’Agathe qui vient de découvrir sa nouvelle coiffure de lionne et ne comprend pas pourquoi elle porte un immonde tee-shirt sur lequel est écrit Duran Duran. Quant au petit Tom il se demande pourquoi la TV n’a que trois chaînes et où sont passés ses DVD préférés. Il n’y a qu’Anna qui semble comprendre l’impossible réalité. La petite famille a tout bonnement voyagé dans le temps et va devoir cohabiter à nouveau pour une durée indéterminée… au tout début des années 80, précisément à l’époque où Anna et David se sont rencontrés et se sont juré un amour éternel… Qui les a envoyés là et pourquoi ? Et surtout comment feront-ils pour retourner en 2012 ? Bienvenue dans la mystérieuse Timeville ! La ville de tous les temps et de tous les possibles…
Mon Avis :

J’étais vraiment curieuse et j’ai donc commencé ce roman avec une certaine hâte anticipée. Nous retrouvons donc un couple sur le point de divorcer. Un couple dont la carrière est au plus haut mais qui sur le plan de la vie familiale et sentimentale est au plus bas. David Cartier, est devenue une star de la cuisine (c’est un peu le Cyril Lignac imaginaire mais en plus poussé ^^) et sa femme Anna, une grande neurochirurgienne. Ils ont deux superbes enfants mais semble obnubilés par la haine de l’autre. A cela, vous ajoutez deux cambrioleurs de passage, un soir, dans leur maison  et vous pouvez secouer énergiquement le tout et… Ô miracle ils se retrouvent tous à Timeville, une vile parallèle qui les replongent en plein dans l’année 1980.

Un retour au source des plus intrigants
Le lecteur lambda, nostalgique se retrouvera gâté par toutes les références à cette bonne vieille époque où l’internet, le téléphone portable et Lady Gragra… heu Gaga, n’existait pas encore. L’époque de Récré A2, de Dorothée et du dinosaure orange: Casimir, des héros du tube cathodique qui faisaient la pluie et le beau temps de nos jeunes années débridées.
Sincèrement, j’ai passé un très bon moment en lisant ce livre qui ne vous prendra, mais alors, pas du tout la tête. C’est simple, funny et léger comme tout. Le style de l’auteur n’est pas alambiqué, on se croirait presque dans une comédie vaudevillesque. Entre David et Anna qui tente de se refaire une carrière mais doivent repartir de zéro, leur fille Agathe qui passe pour l’allumée de service avec ses prédictions incroyables… imaginez un peu, elle a prédit la mort de John Lennon deux jours avant que cela n’arrive ?! Et puis leur fils de six ans, Tom, qui découvre avec plaisir Goldorak et Albator. Il n’y a que lui qui semble s’accoutumer comme un poisson dans l’eau, à cette nouvelle vie.
Quand Fulguropoing et Rétro-Laser ont le dessus !
Même si ce n’est pas de la très grande littérature réfléchie, on pourra reconnaitre ça à Tim Sliders : il a su toucher tous les bons vieux nostalgiques des années ’80 avec des références plus empreintes à la culture populaire que le reste. Ici pas de point de vue sur la politique, où sur ce qu’il se passait avant, mais vraiment un condensé de ce que nous regardions quand nous étions enfants et ce qui nous a marqués… Les références télévisuelles et musicales y sont nombreuses, sans parler des pubs qui ont traumatisés plus d’une génération ! Avec ce titre, Tim Sliders touche une certaine génération de quadragénaire et trentenaire de notre époque actuelle. après, sans doute les générations d’après qui liront ce roman se sentiront "moins" concernés par ces lignes mais par curiosité, il vaut la peine d’être lu.
 Un retour aux véritables valeurs humaines et familiales, caché derrière un roman simple et comique
Sans être le livre de l’année, j’applaudis le mérite de m’avoir fait passer un très bon moment, où j’ai pu retomber en enfance, le temps d’un livre; ça m’a bienfait sourire, et certaines lignes sont justes succulentes de pas l’humour apporté.
Quant à la trame de l’histoire, sans être compliquée, elle rappelle à quel point la famille est importante et j’avoue que j’ai voulu y voir une critique maladroite, à peine voilée de la vie d’aujourd’hui où l’on fait passer d’abord sa carrière avant sa famille.
Il aura fallu à la famille Cartier, un retour au source pour comprendre que bah, la famille l’air de rien c’est important, que peut-être aussi les relations entre gens civilisée étaient plus humaines et chaleureuses il y a trente ans, que maintenant.
A méditer donc ^^.
Se lit très bien
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"C’est L’illumination : Agathe vient de comprendre la façon dont les élèves communiquent en classe. C’est bluffant, il fallait vraiment y penser : la boulette de papier.
 Le spectacle est juste stupéfiant. Lorsque le professeur écrit au tableau, de petits projectiles blancs volent dans les airs, et dès qu’il se retourne, le ballet aérien cesse immédiatement. C’est simple, c’est synchronisé, c’est technique, c’est magnifique, en en plus, ça ne te grille pas ton forfait."

Le Cirque Des Rêves d’Erin Morgenstern

 

 J’avoue que lorsque les éditions Flammarion m’ont proposés de découvrir et de chroniquer ce roman dErin Morgenstern, le titre m’a tout de suite intrigué. Que pouvait-il se cacher derrière. De plus, le résumé restant assez vague, je ne savais pas vraiment dans quoi j’allais tomber.

 

Le Cirque Des Rêves d’Erin Morgenstern

 

Broché : 504 Pages
Editeur : Flammarion (10 octobre 2012)
Collection : LITTERATURE ETR
Langue : Français
ISBN-10: 2081264323
ISBN-13: 978-2081264328
 
Son Résumé : "Le cirque arrive sans crier gare. Aucune annonce ne précède sa venue, aucune affiche sur les réverbères, aucune publicité dans les journaux. Il est simplement là, alors qu’hier il ne l’était pas." Sous les chapiteaux rayés de noir et de blanc, c’est une expérience unique, une fête pour les sens où chaque visiteur peut se perdre avec délice dans un dédale de nuages, flâner dans un luxuriant jardin de glace, s’émerveiller de la souplesse de la contorsionniste au tatouage et se laisser enivrer par les effluves de caramel et de cannelle qui flottent dans l’air. Bienvenue au Cirque des Rêves. Cependant, derrière la fumée et les miroirs, la compétition fait rage. Deux jeunes illusionnistes, Celia et Marco, s’affrontent, rivalisant d’audace et d’imagination, dans une sorte de combat magique, pour lequel ils sont entraînés depuis l’enfance par leurs étranges et lunatiques professeurs. Mais chacun ignore qu’il risque ainsi sa vie… Or, Celia et Marco s’aiment, et la compétition devient alors une merveilleuse collaboration. Sans connaître l’issue fatale du jeu, ils cèdent à leurs sentiments. Leur amour profond, passionné et envoûtant va ébranler tout leur univers et la vie de tous ceux qui les entourent… A la fois magique et séduisant, le Cirque des Rêves est une ensorcelante et universelle histoire d’amour.

 
Mon Avis :
 
Avant toute chose, sachez que lorsque j’ai reçu le livre, je n’ai pu m’empêcher de m’extasier sur sa couverture qui est juste sublime. J’avais là, entre les mains un très beau livre-objet, le genre que l’on a envie de préserver parce qu’on se dit que ça serait dommage de l’abimer en le cornant. Oui j’adore corner mes livres quand je les lis :p

Un Univers où la Magie côtoie les Rêves et l’Illusion

Ensuite, j’ai ouvert les pages et là je suis entrée dans un univers onirique et magique ! L’histoire est celle du cirque des rêves.
 
Imaginez un cirque qui arrive comme ça, par enchantement sans que vous vous y attendiez, un cirque où la magie et l’illusion sont maitres sur tout. Seulement dans ce cirque hors du commun, se joue une danse d’un autre temps, une espèce de duel entre deux magiciens dont le dénouement, pour l’un d’entre eux, serait fatal.
 
Celia, l’illusionniste et Marco, le bras droit du propriétaire du cirque.

Tout a commencé quand le père de Celia, le magicien Prospero s’est une nouvelle fois confronté à son plus grand rival Alexander. Ils décidèrent, pour une nouvelle fois, alors de confronter leur façon de pratiquer la magie, chacun ayant ses propres  idées, et pour cela il leur fallait deux pions à former : Celia, la fille de Prospero contre Marco, le protégé d’Alexander. Leur arène serait un endroit ouvert à tous et à la vue de tous : un cirque.

 

Un style et un ton assez particulier

Le lecteur pourra être surpris par le style et le ton du roman qui est assez particulier et bien différent des genres que l’on peu rencontrer de nos jours.
 
Il n’y a pas vraiment d’actions et tout reste assez passif, l’auteure jouant la carte du mystère et de l’envoutement plus que celle de l’action et de la passion. Je me suis sentie, au fil de ma lecture, portée comme dans un rêve avec parfois cette impression que les évènements décrits, m’échapperaient si je n’y prenais pas garde.
 
Même si Celia et Marco sont les héros de ce jeu et de ce livre , il n’en reste pas moins qu’ils servent juste de prétexte au GRAND grand héros lui, reste le Cirque des Rêves. Ce cirque conçu uniquement dans le but de leur affrontement. Un endroit où la magie est reine et ou le temps semble s’être arrêté jusqu’au dénouement final.
Le rythme y est lent et chaque ligne à son importance pour le bon déroulement de l’histoire.
 

Un roman qui se lit comme on regarde un tableau

 
Ce roman m’a énormément touché de par sa construction très particulière et de par sa touche artistique mais aussi poétique. Car oui, même dans un roman on peut y trouver une pointe créative propre aux artistes.
 
Ainsi le Cirque des Rêves y est dépeint en noir et blanc (avec des introductions de chapitres dans lesquelles le narrateur imaginaire nous invite à nous perdre un peu plus dans le Cirque des Rêves)  et l’univers centré vers la fin du 19eme siècle est très bien rendu avec cet aspect gothique si propre à cette époque. L’atmosphère y est envoutante et magique. Le tout m’a rappelé l’univers si cher à Tim Burton. Mon cerveau au fur et à mesure de ma lecture fumait d’idée et l’envie de dessiner ce que je lisais y était très forte.
 

Une histoire qui réclame toute votre attention

 
En toute objectivité je dirais que ce livre est un peu un ovni dans tout ce qui se fait actuellement. Il n’est pas aisé à lire, il faut vraiment rester concentré pour en comprendre le sens, et puis ne pas avoir peur de se laisser aller au rythme des mots  d’Erin Morgenstern.
 
C’est vraiment particulier, un véritable roman littéraire en fait. L’histoire d’amour n’est en rien la trame de l’histoire. Elle sert de conducteur et dénouement mais n’est pas non plus centrée sur les deux personnages principaux. D’autres évoluent et on leur importance comme les jumeaux : Poppet et Widget,  la mystérieuse Tsukiko, et bien d’autre encore.
 

Comme dans un spectacle, le lecteur devra rester concentré pour ne pas perdre une miette de ce qui se joue devant ses yeux car cette miette aura son importance s’il veut en apprécier toutes ses saveurs.

 
Au final, je conseillerai ce livre à ceux et celles qui n’ont pas peur de rêver et de se laisser aller à un univers plus qu’onirique ou l’action n’a pas vraiment sa place. Un livre pour les amoureux de littérature et de belles histoires, qui se lit à tête reposée, un soir ou un jour de pluie, bien caler dans son fauteuil sans précipitation, se délectant des mots comme d’un bon breuvage qui vous ravit l’âme et le cœur !
 
Un véritable coup de cœur pour moi !
 

 

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Retrouvez d’autres chroniques du roman :

-> Le Chronique de Plume de Cajou

Kate Brady – Dernière sur la liste

 

Plongez dans un univers sombre, psychopathe sur les pattes et laissez vous guider par Dani et Mitch. Vous allez adorer … A ne plus en dormir !

 

Kate Brady – Dernière sur la liste

 

Broché: 439 pages
Editeur : J’ai lu (6 juin 2012)
Collection : J’ai lu Frissons
Langue : Français
ISBN-10: 229005576X
ISBN-13: 978-2290055762
Prix Éditeur : 6,50 Euros

Son résumé : Six femmes sont assassinées en six jours. La détective Dani Cole, qui mène l’enquête, est particulièrement troublée par l’une des victimes. Elle était parvenue à la réinsérer dans la société quelques années plus tôt.  

Très vite, ses investigations la mènent à une fondation de photographes, dirigée par le célèbre Mitch Sheridan, dont Dani était follement amoureuse autrefois. Si le feu couve sous la braise de leur ancienne passion, chacun résiste. Ensemble ils décident de traquer le tueur, mais les pistes sont minces, les résultats décevants. 

Pourtant, le tueur ne se cache pas et s’approche d’heure en heure de sa prochaine victime… Il est même déjà là!

 

Mon avis :
 

Bon, je vais vous confier un petit secret : je suis une grosse trouillarde ! Les films d’horreur et les ambiances très sombre, trop sombre dans les livres, ce n’est vraiment pas ce que j’adore. Mais bon, il faut savoir s’ouvrir à tout et faire abstraction de ses peurs. C’est ce que j’ai fait pour lire Dernière sur la liste.

Cependant, l’adrénaline qui vous parcourt durant la lecture de ce livre est délicieuse. Mener cette enquête avec Dani et Mitch a été une formidable aventure, un peu bouleversante et parfois terrifiante. Mais vous allez vous régaler !

Une douce folie

Une jeune femme a été tuée : poignardée puis défigurée ! Dani Cole doit enquêter sur cette assassinat alors qu’elle avait aider à la réinsertion de la victime il y a quelque temps.Tout porte à croire que c’est un homme, Russel Sanders (directeur de la fondation Sheridan), avec lequel la jeune femme avait sympathisé. Russel a été le mentor de Mitch, photographe reconnu et ancien amant de Dani.

Lorsque Russel disparaît, Mitch est décidé à mener une enquête afin de disculper Russel. Aussi, Dani et Mitch, à cause de leur passé commun, n’arrivent plus à se faire confiance. Difficile de faire équipe, dans ces conditions. Pourtant, lorsque le tueur s’en prend à Dani, Mitch et elle décident de s’allier afin de l’arrêter avant qu’il ne commette, une fois de plus, l’irréparable.

 

Une héroïne fort peu sympathique

 

Dani Cole est un inspecteur de police, au lourd passé (je n’aurais pas parié le contraire ^^). J’ai eu beaucoup de mal à m’identifier à ce personnage : en effet, tout est exagéré avec elle. Elle est trop méfiante, elle est trop têtue et ses émotions sont toujours trop décuplées. Par moment, on voudrait juste lui hurler de se réveiller. Ça a un peu gâché ma lecture, parce qu’elle m’a un peu tapée sur le système ! ^^

Je me suis sentie beaucoup plus proche de Mitch, personnage adorable auquel on s’attache et qui serait l’homme rêvé pour toutes les femmes. Et il est terriblement sexy !

Des révélations arrivées bien trop vite
 

Malgré un début très prometteur, le livre ne tient pas toutes ses promesses. En effet, les premiers chapitres de l’histoire nous plonge directement dans l’esprit du tueur, de Dani, des inspecteurs, de la police … Et l’intrigue nous prend au trip. Au fur et à mesure qu’on avance dans l’enquête, on se fait nos propres idées avec Dani et Mitch. On avance, on recule, on est au face au mur tout comme eux. On suit l’évolution de la relation, avec légèreté, de Dani et Mitch qui apprennent à se faire confiance au fur et à mesure de l’enquête.

 

Pourtant, lorsque Kate Brady nous révèle l’identité du meurtrier en plein milieu du roman, la surprise est retombée. Ça m’a coupé dans mon élan et mon plaisir (et mes frissons) de terminer ce livre. En prenant un tel risque, l’auteure a bousculé les lecteurs et chacun réagira de différentes manières. Pour ma part, je n’ai pas du tout apprécié cette intrusion et cette révélation.

L’écriture de Kate Brady est pourtant efficace, et elle manie habilement la plume, les mots, les sentiments … Mais cette révélation a été fatale pour moi. J’ai eu beaucoup de mal à terminer ce livre. Je le conseille quand même à tous les lecteurs qui apprécieront de changer un peu de registre et qui adorent avoir peur. Le meurtrier n’est pas toujours celui auquel on pense.

 

 

Pure de Julianna Baggott

 

Il y a quelques temps, j’avais reçu, de la part des éditions J’ai Lu, un ENC ( Exemplaire non corrigé ) du roman "Pure" de Julianna Baggott. A la base, Pure, devait être édité dans la collection Baam, mais après relecture, il s’est avéré que ce roman aurait plus sa place aux éditions J’ai Lu que dans celle dédiée à la jeunesse. Et pour cause :" Pure" est loin d’être un roman pour ado! Même si l’héroïne en est une. Le contexte est bien trop particulier et spécial, pour l’être !

 

Pure est donc le premier tome d’une dystopie post-apocalyptique qui se jouera en trois actes.

 

 Pure de Julianna Baggott

 

Broché :
Editeur : J’ai lu (3 octobre 2012)
Collection : SEMI-POCHE
Langue : Français
Prix Éditeur: 14,90
ISBN-13: 978-2290034255

Son résumé :

Nous savons que vous êtes là, nos frères et sœurs. Un jour, nous sortirons du Dôme pour vous rejoindre dans la paix. Pour l’heure, nous vous observons de loin, avec bienveillance.
Pressia Belze, vit à l’extérieur du Dôme depuis les détonations. Luttant pour sa survie, elle rêve d’une vie sure  à l’intérieur  du Dôme où se trouvent les êtres  «pure». Ceux qui n’ont pas été  “meurtris” par les détonations.

De l’autre côté, à l’intérieur du Dôme se trouve Partridge, lui-même un pur. Sait que la vie dans Dôme, contrôlée par les dirigeants, n’est pas aussi parfaite que les autres le pensent.

Liés par une histoire que personne ne peut clairement se rappeler, Pressia et Partridge sont destinés à forger un nouveau monde ensemble.

 

 

Mon avis :
 

J’ai pour habitude de feuilleter, dans un premier temps, les pages pour savoir de quoi parle un livre. J’avoue que sur le coup je me suis sentie perdue ! Assurément, "Pure" doit se lire consciencieusement, et ce, dès son début. J’avais donc, au départ, une certaine appréhension, ne sachant pas dans quoi j’étais en train de m’embarquer. Sauf que je savais qu’il s’agissait, avec ce premier tome, d’une dystopie post-apocaliptique.

 

Dès les premières pages, nous entrons, très facilement dans le roman.

 

Quand l’humain se prend pour Dieu

 

Déjà, par grande curiosité, et aussi pour comprendre ce qui a bien pu arriver à l’héroïne : Pressia Belze, et tous les gens qui l’entourent. Et là, on se prend une belle claque en pleine figure. On ne rigole pas dans ce livre, loin de là, et chaque page est empreinte des pires peurs liées à ce que l’humanité craint le plus en cas de guerre : la bombe atomique.

 

Julianna Baggott, décrit, à travers son histoire, un sujet tabou pour tous les américains. Ce roman de SF, car il s’agit bien de science fiction, pose les bases sur ce que serait devenu l’humanité, si ses grands dirigeants avaient été jusqu’au bout de leur folie démesurée. Et si un être humain s’était pris pour Dieu et avait décidé qu’il était temps de "tourner la page" en rasant tout, pour tout recommencer ?

 

Ken, Le survivant de l’enfer*

 

Le lecteur, et ici moi-même, nage en pleins cauchemar, en découvrant avec un mélange de surprise et de frisson ce qu’il est advenu des survivants après les fameuses détonations. Pressia Belze, notre héroïne vient d’avoir seize ans. A seize ans, cela veut dire que l’armée dite révolutionnaire a le droit de vie et de mort sur elle. Avec l’aide de son grand-père, elle décide de s’échapper, et c’est sur son chemin qu’elle rencontrera Bradwell un jeune homme qui en sait beaucoup sur ce qui c’est passé avant le drame, et, qui tout comme elle a essuyé les détonations sans en ressortir indemne puis, Partridge. Un pure.

 

Mais qu’est-ce qu’un pure ? Eh bien, il s’agit d’un être humain qui n’a pas fusionné après les détonations. Car dans le monde créé par Julianna Baggott, ceux qui ne sont pas morts, ont fusionnés avec ce qui était en contact avec leur corps. Ce qui donne, je vous l’assure des choses que vous ne voudriez même pas rencontrer, même lors de vos pires cauchemars.

 

Malgré toutes ces horreurs, Julianna Bagott, signe là une histoire passionnante où le lecteur n’est pas simplement passif. C’est que ça fait réfléchir tout ça. Comment, nous, aurions-nous réagis si nous étions à leur place ? Les effets de la bombe atomique sur l’homme ? Et si on avait pu manipuler ses effets ? Et si cela devait arriver, serions-nous tous perdus ou certains privilégiés serait- ils sauvés ?
 

On sent qu’elle a fait un très bon travail de recherche sur les effets de la guerre sur les être humains. Elle a pris en exemple le Japon, et ce, non pas par hasard.

 

Le Japon au cœur du conflit

 

Les japonais ont souffert, par le passé, de deux bombes atomiques dans la même année, à Hiroshima et Nagazaki.

 

L’auteure, pointe du doigt sur ce qui reste une honte sans nom, une honte étouffée par les américains, d’avoir du se servir d’une arme aussi malfaisante contre des innocents sans défense ( je parle bien sur des civils, pas des soldats). Au jour d’aujourd’hui, même si le japon s’est redressé, il reste encore des traces de son passage. A Hiroshima ( ville où j’ai passé une semaine il y a quelques années) il y a encore des effets négatifs mais pas dangereux, du nucléaire. Beaucoup de survivants ont développés, tumeurs et cancers, et beaucoup de bébés sont nés mal-formés. Dans le roman de Julianna Baggott, on parle de mutation pour les nouveaux-nés, et de fusion pour ceux qui ont été touchés par les détonations. Je n’entrerai pas dans les détails pour ne pas gâcher ces macabres découvertes mais il y a vraiment des choses horrible.
 

C’est donc dans cet univers digne d’un épisode de Walking Dead que Pressia, en tentant de fuir, va rencontrer et aider le pure "Partridge" a retrouver sa mère. Ce dernier a fuit le cocon si bien gardé du dôme (endroit où se sont réfugiés quelques humains nantis, pour échapper aux détonations et qui n’ont donc pas soufferts de ses effets)pour allez à sa recherche, car il est persuadé qu’elle est toujours en vie.

 

Un roman passionnant difficile à lâcher

 

Malgré la dureté et le ton dramatique du roman,  malgré des descriptions qui parfois, laissent sans voix, j’ai trouvé dans ce premier tome beaucoup d’espérance et d’humanité à travers les actions de chaque personnages. Si on enlève l’aspect historique avec le rappel de  la seconde guerre mondiale, on se retrouve là avec un bon bouquin de SF, passionnant et haletant jusqu’à la dernière page.
 

On suit les aventures de Pressia et de ses acolytes avec beaucoup de curiosité et on frémit avec eux lorsque ça dégénère ! Les personnages sont très bien travaillés, et on se prend vite d’affection pour eux. On n’a pas envie de les quitter et on espère qu’ils trouveront enfin ces vérités cachées, sur ce qui semble avoir été le plus gros complots de l’humanité jamais organisé.
 

L’auteure ne nous épargne rien. Malgré les horreurs vécues par Pressia, Partridge, Bradwell et les autres, ce premier tome de "Pure" est un véritable hymne à la vie et à l’espoir !

 

Pour moi, il s’agit d’un des plus gros coup de cœur de l’année !! A lire absolument !

 

 

 

Ce livre vous intéresse ? Vous pouvez le précommander ICI (il paraitra le 3 Octobre 2012)

 

* Ken le survivant (Hokuto no Ken) : l’histoire d’un guerrier qui fera tout pour retrouver sa dulcinée "Yuria" à travers un paysage dévasté par la guerre nucléaire. Dessin animé japonais diffusé dans les années 1990 en France, dans le club Dorothée).

 

Le Temple Noir de Giacometti et Ravenne

 

Bon, je l’avoue, je n’aime pas écrire des chroniques alors que j’ai lu d’autres livres après.De fait, avec les vacances, je me suis sacrément mise en retard. Qu’à cela ne tienne. Je prends mon courage à demain…heu deux mains et je me lance… encore faudrait-il que j’arrive à lâcher facebook trente secondes et ce n’est pas gagné -_-;
Donc, il y a quelques semaines de cela, je vous avais chroniqué le Septième Templier des mêmes auteurs ICI. Sachez que le Temple Noir en est la suite directe.
 

Le Temple Noir de Giacometti et Ravenne

 
Broché: 672 pages
Editeur : FLEUVE NOIR (14 juin 2012)
Langue : Français
ISBN-10: 2265093696
ISBN-13: 978-2265093690
Prix Éditeur: 20,50 Euros
 
Son résumé : Mon cher Marcas, le véritable secret de l’ordre du Temple n’a jamais été le trésor. Je vous parle d’un secret d’une puissance telle qu’il pourrait faire basculer le destin de l’humanité…

1232. En Terre Sainte, une lutte sans merci oppose le Grand Maître des Templiers et le Légat du pape pour posséder un secret revendiqué par toutes les religions et tous les pouvoirs.
2012. À Londres, le Temple Noir se réunit et va changer le cours de l’Histoire.
Dans les méandres financiers de la City et dans les coulisses des sociétés secrètes, le seul homme à pouvoir éviter le pire est Antoine Marcas, flic et franc-maçon.
Une seule condition : résoudre l’ultime énigme des Templiers…

 

Mon Avis : Nous retrouvons donc, ce cher Antoine Marcas quelques mois plus tard après sa périlleuse aventure, en compagnie de la belle Gabrielle, pour des vacances bien méritée. Alors que tout semblait aller pour le mieux, le boulot rattrape notre inspecteur de charme et de choc qui se voit contraint de revenir en quatrième vitesse en France pour reprendre une affaire qu’il pensait terminée…enfin pour le moment.
 
Alors que la France et le Vatican se partage le trésor sonnant et trébuchant des Templiers retrouvé  à Paris même sous la Basilique du Sacré-Cœur, un trésor encore bien plus grand s’y cache. Un trésor qu’une secte parallèle à celle des templiers, est bien décidée à découvrir.

Un récit sous trois angles différents

Antoine devra encore une fois, et bien contre lui, déjouer des plans fumeux et il retrouvera la tueuse sans pitié "La louve" bien prête à remplir sa mission et tuer Marcas pour le coup. Ce qu’elle n’avait pas réussi à faire dans le tome précédent. L’histoire nous entraine comme dans le tome précédent sur trois plans différents, le trois étant le chiffre maçonnique par excellence.  Ainsi nous pouvons aussi lire le roman sous trois angles différents.
 
Il y a la partie historique qui se passe bien avant notre époque, au Moyen-Age et la partie contemporaine. Les auteurs nous invitent à trois lectures possible. Soit nous lisons d’abord la partie historique et après la contemporaine ou inversement, ou soit nous lisons le roman dans l’ordre. Pour ma part je l’ai lu dans l’ordre parce que je trouve que cela donne plus de puissance et de cohérence à la continuité du récit.
 
On se retrouve propulsé dans une nouvelle aventure de cet Indiana Jones moderne qui n’est pas non plus sans rappeler Benjamin Gate en plus frenchie et grande gueule. Ici la nouvelle enquête de Marcas nous emmène à Londres quelques mois avant les JO de Londres de 2012.

Une histoire passionnante qui nous entraine au cœur des plus grands secrets ésotérique.

Entre actualité, et secrets qui pourraient détruire le monde, le lecteur est une nouvelle fois happé dans un univers dédié aux Templiers et à la franc-maçonnerie. Les auteurs nous proposent aussi de découvrir un peu l’envers du décors (sur internet) avec les anti franc-maçonniques et leurs hypothèses parfois bien farfelues. Ce qui donne une dose d’humour bien agréable au récit.

Dans l’ensemble j’ai beaucoup aimé et je l’ai lu avec autant de plaisir que le précédent. Bien que je salue cette envie de coller au plus proche de l’actualité présente, j’ai trouvé que le dénouement était juste trop prévisible et que finalement ce grand secret des Templiers retombait un peu comme un soufflet. Beaucoup de bruit pour rien. Ou sans doute, Marcas est arrivé à temps avant la grande explosion ^^. Oui c’est sans doute ça.

Et puis que dire de la fin qui m’a légèrement déçue ? Pourquoi tant de haine vis a vis des personnages féminins qui entre dans la vie de Marcas pour en sortir aussi vite qu’elles y sont entrées et en général les pieds devant ?
 
Bon malgré tout et quoiqu’il en soit, j’ai passé un super bon moment, encore une fois, et je suis définitivement fan du duo ! J’espère qu’il y aura de nouvelles aventures extraordinaires avec ce cher Antoine !


 

Ce livre vous intéresse ? Vous pouvez l’acheter ICI

 

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